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Réflexions sur les troubles psychologiques chez l’adolescent victime de harcèlement scolaire

Interrogée récemment par une étudiante en journalisme sur le thème du harcèlement scolaire et sur l’impact des nouvelles technologies pour la victime de harcèlement, il m’a semblé intéressant d’apporter ici un éclairage complémentaire sur cette problématique dont la croissance est inquiétante.

On ne le répétera jamais assez, au-delà des formidables avancés technologiques et de tout ce qu’elles présentent comme potentiel (notamment en terme d’accès à l’information dans le sens le plus générique qui soit), les fonctionnalités de partages portés par les réseaux sociaux ou les sites de vidéos en lignes peuvent se transformer en véritables pièges pour des adolescents fragiles. Le scénario est presqu’ inévitablement le même: un téléphone portable capte des images ou vidéos dégradantes (victimes d’agressions morales, physiques, sexuelles sont monnaie courante dans ce type de vidéos) qui sont ensuite diffusées massivement sur le net. Parfois de simples photos « retouchées » suffisent à lancer les rumeurs les plus honteuses. Sans compter la déferlante d’agressions verbales qui peuvent être particulièrement traumatisantes pour des adolescents qui sont en pleine construction identitaire.

La violence de ces agressions en règles sont décuplées par le fait qu’elle ne se limite plus à un cercle restreint mais qu’elle peut s’exercer 7j/7, 24h/24, dans n’importe quel lieu. Derrière l’apparente maitrise de l’outil informatique par cette génération il est marquant de constater à quel point les victimes sont démunies quand il s’agit de faire cesser la propagation de tels contenus ou de réagir face à ces situations. La plupart du temps, ces adolescents déjà fragiles sont submergés par un flot de violences qu’ils ne peuvent affronter seuls.

Si ces adolescents victimes de harcèlement sur les réseaux sociaux ne sont pas soutenus, par des amis qui restent à leurs cotés, par leur famille,… il est fréquent qu’ils plongent très rapidement dans des processus de dépression qui s’apparentent à des « descentes aux enfers ». Dans certains cas, le suicide leur apparait même comme la seule issue pour faire cesser la honte (voir pour préserver leur famille).

Dans ce contexte, il est fondamental que les parents et les proches soient attentifs et jouent un vrai rôle de prévention. Libérer la parole permettra à la victime de moins culpabiliser, de relativiser les moqueries les moins violentes, et surtout d’entreprendre des actions pour sortir de cette situation (action en justice, changement d’établissement, mesure pour effacer les contenus incriminés).

L’article complet sur les dérives des jeunes et le harcèlement est consultable ici.

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